Biographie
Sergio Grondin est né en 1976, à l’île de la Réunion, plus précisément à Saint-joseph sur les hauteurs de Parc à moutons. Une case bois-sous-tôle posée au bord du rempart, un père coupeur de canne, une « manman » qui le berce aux vieilles « saudade », certains écriraient qu’il s’agit là d’une enfance créole, ceux-là n’auraient pas tort.

Sur ses premiers chemins « balizé », il rencontre la photographie et se met à imaginer des vies se jouant en 24 poses et 200 ASA. De cette première époque, le raconteur gardera le goût des images, de l’errance, du « vavangaz ».
Puis est venu le temps de la parole, celle des autres, Danyel Waro, Alain Peters, Alain Lorraine et tant d’autres. Le temps du rendre et du dire, comme une réponse nécessaire aux longs silences imposés. Alors, il écrit, raconte. Il raconte le pays d’ici, les petites gens, les destins de rien, les oubliés, les niés, les « pas-vivant ». Raconter hier avant qu’on n’oublie et demain pour que l’on continue à s’inventer.
Là où démarre le chemin du conteur commencent les sentiers du pays. Il joue dans les « kour », les villages, les cases, là où vit la parole. Et puis les festivals, le Grand-Prix des conteurs de Chevilly-Larue dont il est finaliste, l’Afrique, l’Europe et l’île, toujours.
Sa première création en solitaire « Figir d’fami » brosse le portrait des gens de son village natal. Trois brides de vies, acides, mordantes, tendres et drôles à l’image du raconteur.
Il présente actuellement « Terre Transit », d’après un collectage autour de l’émigration réunionnaise, sous le regard de Nicolas Bonneau.
Au croisement de la parole et de la musique, il rencontre cette année deux musiciens, Maya Pounia et Alex Soress, autour d’un projet entre contes et poésie, « Vavangér(s) ».
Il est également artiste associé au Séchoir, pour une période de quatre années.
Il vous emmène dans cette Réunion, populaire, vraie, superstitieuse, au gré de ses histoires créoles vré po vréman sinonsa mentér mé sa, la pa li lotér.